Lire Sénèque à 4h du matin

Publié le par Tita

ça fait chic? ça fait intello? ça fait surtout insomniaque.

J'suis fatiguée, je baille tout le temps, je prends des médocs et, le soir arrivé, je ne trouve pas le sommeil. En fait je me mets à faire un truc terrible: je réfléchis. Et là, vu les circonstances, je ne suis pas certaine que ce soit très constructif. Bref, du coup, je m'suis dit "et si je lisais le bouquin dont j'ai fait l'acquisition aujourd'hui?". Brave fille.

Alors voilà, je décide de partager avec vous une des premières idées évoquées ici qui s'avère rejoindre précisément une réalité que je n'arrive toujours pas à intégrer: la "clef du bonheur" serait d'accepter volontairement son destin, "d'acquiescer à ce qui arrive", aux douleurs, aux malheurs puisque cela ne dépend pas de nous. En revanche, ce qui dépend de nous, et c'est donc ça "la clef du bonheur", est notre façon d'y réagir. Car la réelle "menace", ici nommée, est bien "la faiblesse morale" dont on peut faire preuve à ces occasions, "faiblesse" qui nous prive de liberté puisque, victimes et paralysés par nos maux, nous ne pouvons plus avancer, c'est-à-dire vivre sans souffrir en permanence.

Et c'est bien là un de mes points de blocage. Comme pour beaucoup d'autres j'imagine, mais bon là je ne peux parler qu'en mon nom. Je bug, je retourne une même idée dans tous les sens, je fais les questions et les réponses, je m'apitoie, je pleure, je n'accepte pas.

Bien sûr, on peut aussi se dire qu'il s'agit peut-être là de phases par lesquelles passer avant l'acceptation justement. Mais bon, cela ne va pas de soi car ma petite expérience me dit que ces phases peuvent devenir de véritables modes de vie, bref qu'on peut vivre comme ça pendant des années si on ne fais pas gaffe. C'est-à-dire si on ne se demande pourquoi ça nous tracasse tant, si on ne se rappelle pas de penser à nous, à nos propres questionnements plutôt que d'essayer de comprendre ce par quoi les autres passent, d'autant plus quand ceux-ci n'en savent peut-être rien eux-mêmes... si on oublie de se dire qu'on ne peut pas changer les autres ou les situations, mais que notre seul moyen d'action et objet sur lequel agir est notre propre personne.

Tout ça pour écrire que j'aimerais bien lâcher prise et que si cela pouvait se faire sans autres substances que celles naturellement produites par mon cerveau, ce serait top.

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Publié dans Genre je réfléchis

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M
Et voilà, il est 5h, les oiseaux chantent.
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