With my own two hands, j'écris...

Publié le par Tita

Il est 1h, je reviens du concert de Ben Harper à Paris.

Ce qui est cool avec Ben, c'est que bien qu'il ai vu la lumière, beaucoup réfléchi et semble bien dans ses baskets, il nous chante quand même qu'il lui arrive de rater des trucs dans sa vie, de se révéler incapable de faire face, bref d'être un peu de la loose lui aussi. Y'a pas à dire, ça aide tout de suite à se sentir proche.

Mais le truc avec Ben, c'est qu'il semble tout de même être au-dessus de tout ça et d'avoir envie de nous emmener avec lui. En tout cas, je pense que c'est l'idée qu'il y a derrière sa musique et ses concerts qui se terminent en grand messe très électrisant et joyeux.

Et puis Ben, malgrè, ou bien grâce à, sa "love, drug & rock'n roll" attitude, semble parfois cynique voire dépressif. Il faut dire que quand il chante "you're so easily amused/you're so easily abused" avec toute la salle en choeur avec lui, je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il s'adresse probablement à nous. En tout cas, il aurait pu me le dire à moi, ses paroles m'ayant touché.

Ben c'est tout ça à la fois, sans problème pour le conjuguer. C'est un tout qui ne nie pas ce qui le constitue. Ben ne compartimente pas. Ben est amoureux, mélancolique, politiquement concerné, heureux et triste. Ben sait lâcher prise, laisser la place.

Le concert a commencé par "With your own two hands", chanson qui me rappelle imanquablement un réveillon passé à Vizille il y a quelques années et mon amie qui chante avec coeur et entrain les paroles de cette chanson. J'ai l'image encore devant les yeux...

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article