Atmosphère, atmosphère...
D'autant plus que pour des raisons de budget (on va dire ça), je ne peux plus avoir recours à l'avocat-conseil avec lequel j'avais l'habitude de travailler... Grande marque de confiance qu'on me fait là. Connerie oui. Résultat: je commence à être stressée, cela me met de mauvaise humeur 1 heure sur 2, on risque de se retrouver avec un ou deux prud'hommes à la rentrée et je fait preuve d'optimisme là...
Mais, voilà que je me souviens que je ne suis pas seule au monde (j'oublie parfois). Je m'adresse donc au juriste de l'entreprise qui est très à l'aise à me dire des trucs du genre “je te fais confiance”, “soit créative”, etc. Brave homme, il veut que je gagne en confiance en moi, que je “monte en compétence” et ne rien foutre par la même occasion...
Puis je m'adresse à la personne à laquelle je reporte, c'est-à-dire à “ma chef” forte de 20 d'expérience dans les ressources humaines, qui occuppe un poste “européen” et qui en a vue d'autres. Enfin, normalement. Et puis son poste européen ce n'est jamais que la gestion de 70 personnes. Mais ces 20 ans d'expérience... je ne sais pas ce qu'elle a fait (oui, je sais, là je me défoule). Car, lorsque je me suis adressée à elle à ce sujet, voici ce qu'elle m'a dit: “ça va aller, n'est-ce pas?”, “tu l'as déjà fait ça!”. J'ai répondu que cela allait être difficile compte-tenu des circonstances et qu'un cas en particulier me semblait très risqué. L'effet escompté n'a pas été au rendez-vous. Je dirais même qu'elle a raccroché contente. Faut dire qu'elle n'y connait rien en droit social français, elle travaille en Belgique, mais j'aurais apprécié un peu de soutien.
Tout ça pour dire que je ne pense redevenir fréquentable qu'en novembre/décembre, c'est-à-dire la période à laquelle je commence ma dépression saisonnière... Mais heureusement, et c'est la touche positive de ce poème, le logisticien à nounours existe.