C’est l’histoire banale d’une gonzesse qui à coup de niage de c’qu’elle veut ou, en tout cas, de ce qui lui serait bénéfique, fait et croit n’importe quoi. Ainsi, elle se rend ridicule parfois, se sent piteuse souvent mais recommence tout le temps.
Alors, que faire ? Après avoir essayé le champagne, le vin, les madeleines avec du lait et le fromage, tout ça séparément mais en cures intensives, la demoiselle a commencé à se dire qu’elle en avait un peu marre de tout ça et qu’il était temps que ça change. Et bien, vous savez quoi ? Le dire ou même le penser très fort ne suffit pas. Ainsi, il y a re-belotage, re-plantage, re-sentiment de piteusité. Mais elle ne désespère pas trop encore (parfois un peu tout de même) d’arriver un jour à être suffisamment lucide et entière avec elle-même pour ne plus avoir ce sentiment que son cœur est pris dans une paume de main qui s’applique l’écraser comme un fruit pourri (et oui, c’est l’image qui lui vient à l’esprit).
Elle repense alors à ce que quelqu’un qui lui veut du bien (qu’il se pourrait même qu’il l’aime un peu) lui a dit récemment et qui revenait en substance à dire que ce qui serait emmerdant ce serait de ne pas essayer. Mais bien qu’elle pense qu’il y a certainement du vrai là-dedans (parce que le raisonnement se tient mais aussi parce que ces propos sont tenus par quelqu’un de très intelligents et sensible qu’elle aime très fort) et bien elle se sent toujours piteuse et a même un peu honte. Car en effet, il faut que vous sachiez qu’elle ne peut pas s’empêcher de corréler ses débordements d’affection avec de la mendicité qui n’inspirerait que de la pitié chez les personnes approchées. Par conséquent, et c’est là que cela devient vicieux, elle finit même par se dire que c’est bien fait, qu’elle avait qu’à pas emmerder les autres avec ses besoins et ses envies et que de toute façon ils ont le droit de dire non et qu’en l’occurrence ils auraient tort de se gêner. Après tout, la personne qui aurait dû avoir le plus envie de la connaître et de l’aimer ayant préférer partir, pourquoi ces gens bien qu’elle rencontre parfois s’arrêteraient-ils… ?
Mais là, évidemment, il y a un peu d’exagération circonstancielle. En effet, cette jeune fille est entourée, des personnes l’aiment et elle le sait. Même si elle aurait bien du mal en des jours comme celui-ci à le justifier.